Un chercheur de Winnipeg cherche à améliorer l’outil d’évaluation environnementale de la littératie physique

Nathan Hall croit en l'outil d’évaluation de l’environnement en littératie physique, aussi connu sous le nom de PLEA. Le professeur agrégé de l’Université de Winnipeg effectue des recherches sur la littératie physique depuis des années et a été l’un des premiers utilisateurs de ce concept innovateur de Le sport c’est pour la vie. Aujourd’hui, il utilise PLEA pour compiler des données sur les environnements du mouvement dans sa ville, aux côtés de sa co-chercheuse, la Dre Melanie Gregg.

« Initialement, notre choix d’utiliser l’outil PLEA était fondé sur deux éléments. C’était le seul outil disponible qui permettait d’évaluer des environnements qui bénéficiaient d’un soutien réel, et c’était aussi assez convivial et pas compliqué », a déclaré le Dr Hall à Le sport c’est pour la vie.

« Nous savions, au début de notre recherche, que nous allions toucher des éducatrices de services de garde qui pourraient être de nouvelles arrivantes au Canada ou qui ont l’anglais comme langue seconde, alors nous savions qu’il nous fallait un outil qu’ils pourraient comprendre. Nous avons trouvé que c’était effectivement assez simple. »

Le Dr Hall a découvert l’outil PLEA pour la première fois alors qu’il assistait à la Conférence internationale Le sport c’est pour la vie 2018 à Toronto. L’outil était alors présenté par une collègue nommée Hilary Caldwell, et il a vu son intérêt piqué par le fait que celui-ci n’avait pas encore été finalisé.

« Je me souviens d’être assis dans le public et m’être dit : Bon sang, ça a l’air bien, j’aurais voulu y avoir pensé moi-même. J’étais heureux que quelqu’un fît ce travail et j’ai tout de suite su que cela pourrait être quelque chose que nous pourrions utiliser plus tard pour différents types de recherche. »

Le Dr Hall et la Dre Gregg ont finalement reçu une subvention du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) en août 2018 pour travailler avec la ville de Winnipeg à la recherche sur les programmes de perfectionnement professionnel axés sur l’acquisition de compétences physiques dans les centres de la petite enfance. Ils ont dû développer une théorie d’évaluation des programmes et déterminer les résultats qu’ils espéraient observer. Il s’agissait d’un processus complexe et exigeant, facilité par l’outil PLEA.

« Nous avions été avertis qu’il n’avait jamais été utilisé dans les milieux de la petite enfance auparavant et nous n’étions pas certains de la façon dont cela allait se passer, mais même avec cet avertissement, nous voulions quand même essayer de l’utiliser. Nous espérions qu’un des impacts de notre travail de recherche serait de valider le PLEA pour le monde de la petite enfance aussi. »

Le travail du Dr Hall et de la Dre Gregg s’accordait bien avec le développement de l’outil par Le sport c’est pour la vie, ce qui a attiré l’attention d’Alex Wilson, responsable principal de l’éducation et l’évaluation pour Le sport c’est pour la vie.. Lorsqu’elle a appris la façon dont il prévoyait utiliser l’outil, elle a tout de suite su qu’elle devait y mettre du sien.

« Notre travail repose sur l’adhésion à grande échelle et sur l’adoption véritable de nos outils par les gens, ce qui génère de nouvelles façons créatives de les utiliser. Grâce à la recherche effectuée par le Dr Hall et d’autres chercheurs, nous comprendrons mieux comment l’environnement influe sur les expériences de littératie physique », a déclaré Mme Wilson.

« Nous attendons tous avec impatience les résultats de ses recherches. »

Mais il est un peu trop tôt pour cela, car le Dr Hall et son équipe n’ont pas encore terminé leur analyse post-cueillette de données. Il sait déjà que de nombreux milieux d’éducation de la petite enfance disposent d’espaces restreints et d’un accès limité au plein air.

« L’environnement est si important parce que s’il ne favorise pas la littératie physique, il en réduit les possibilités. De nombreux éducateurs de la petite enfance sont menottés parce que leur environnement ne leur offre pas ces possibilités, peu importe à quel point ils croient que cela serait important. »

Les types d’innovations qu’il aimerait voir comprennent l’ajout d’empreintes de pas ou d’autocollants de marelle dans les couloirs et l’amélioration des installations et terrains extérieurs. Il envisage un environnement avec des espaces d’apprentissage sur le thème de la littératie physique. Mais ils doivent d’abord voir les résultats pour pouvoir concentrer leurs efforts dans la bonne direction.

« Le développement de ce type d’outils nous aidera à mieux comprendre l’impact de l’environnement sur le développement de la littératie physique et je crois que nous n’avons fait qu’effleurer le sujet. »

 

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