PLAY Cowichan fait connaître la littératie physique à sa communauté

C’est lors d’une conférence à Harrison Hot Springs, il y a sept ans, que Kim Liddle, gestionnaire des loisirs de South Cowichan, a entendu parler du programme Littératie physique pour les communautés. Elle a tout de suite su qu’elle voulait faire partie de cette aventure, mais elle savait aussi qu’il faudrait que divers intervenants s’engagent également. En effet, elle et ses collègues se doutaient bien qu’ils ne pouvaient y parvenir seuls. 

« Nous avons tous les trois travaillé dans le domaine du loisir dans la vallée de Cowichan, et nous avons tous estimé qu’il était important de réaliser ce projet à l’échelle régionale plutôt que de travailler individuellement dans nos centres récréatifs. Nous étions d’avis que pour réussir, nous aurions besoin que différents organismes participent, comme les associations du loisir, les associations sportives, les districts scolaires, le secteur de la santé ainsi que les tribus des Cowichan. Nous voulions que tout le monde participe à promouvoir la littératie physique et une vie active », a-t-elle expliqué.

Les choses se sont mises en branle, et le directeur local des services communautaires, John Elzinga, a quant à lui travaillé à mettre sur pied un comité directeur, lequel a permis de réunir 16 personnes. Au fil des ans, ce nombre est passé à 25, et ils ont fait en sorte d’éviter d’avoir plusieurs personnes d’un même organisme pour assurer la diversité. Ce comité directeur a permis de lancer un certain nombre d’initiatives. 

« Le concept général de littératie physique était assez nouveau pour tout le monde autour de la table. Nous avions toutes et tous nos propres initiatives, mais nous comprenions l’importance du mouvement et nous voulions en faire partie. Sauf que pour commencer, nous devions d’abord comprendre ce qu’était la littératie physique. Puis, nous devions trouver comment regrouper les initiatives entreprises au sein de la communauté afin de promouvoir la littératie physique et de sensibiliser les gens à son importance. Le milieu du loisir souhaitait mettre l’accent sur les enfants de 0 à 12 ans, le milieu scolaire, sur les élèves du primaire et le milieu de la santé désirait travailler avec les personnes âgées. « Nous voulions rassembler les idées et les projets des gens et les aider à faire un travail d’éducation auprès de la communauté », a-t-elle précisé.

La prochaine étape a consisté à faire connaître la littératie physique aux gens de la communauté, qui ne savaient pas très bien ce qu’était. Pour parvenir à les rejoindre, PLAY Cowichan a mené quelques campagnes publicitaires et a offert des ateliers gratuits aux parents et aux éducateurs et aux éducatrices. Parmi les initiatives déployées, mentionnons la mise en place de courtes vidéos diffusées sur les écrans dans les salles d’attente des services de santé et dans les aires d’accueil des installations récréatives. Ils ont aussi réalisé des dessins, à l’aide de pochoirs, sur les trottoirs pour inciter les enfants à sauter et à bouger lorsqu’ils marchent dans la communauté. 

« Nos documents publicitaires ont joué un rôle important dans le processus, car ils ont aidé les gens à identifier les programmes communautaires qui favorisent le développement de la littératie physique. Le guide des loisirs comporte maintenant un petit logo « PL » (physical literacy) à côté de chaque programme qui intègre des aspects de la littératie physique, ce qui aide les parents à choisir les activités pour leurs enfants et contribue à promouvoir l’importance de bouger pour le développement sain des enfants », a-t-elle ajouté.

Ils ont également offert au personnel communautaire et aux bénévoles l’atelier de Le sport c’est pour la vie intitulé Littératie physique 101, ils ont intégré les habiletés motrices fondamentales dans tous les programmes existants et on fait la promotion des options multisports au sein du système scolaire. 

« Nous voulons certainement former une équipe de rue l’été prochain afin de pouvoir nous déplacer davantage dans la communauté. Nous avons également renforcé notre présence dans les médias sociaux, comme Instagram et Facebook, et nous les avons utilisés pour faire la promotion de nos initiatives pendant la pandémie. Nous avons par exemple créé un parcours à obstacles pour les enfants et ils peuvent publier leurs résultats en ligne, et nous distribuons des cartes-cadeaux », a-t-elle illustré. 

« Nous essayons de créer des occasions de participer de façon sécuritaire pour que les enfants puissent être actifs chez eux avec d’autres enfants. »

La pandémie leur a évidemment mis quelques bâtons dans les roues, mais Kim Liddle est satisfaite de ce qu’ils ont réussi à accomplir, et enthousiaste au regard de leurs projets à venir.

« Pour nous, le fait de nous rassembler en tant que communauté et de réunir les différents secteurs a été très positif. Convaincre les gens d’adopter une vie active n’est pas bénéfique qu’à un seul secteur, tous en récoltent des bienfaits. »

 

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