Le sport c’est pour la vie souligne la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale

Le Canada peut se targuer d’être l’un des pays qui présente la plus grande diversité culturelle au monde, mais le racisme continue d’entraîner des répercussions quotidiennes sur la vie de ses habitants. Ce racisme existe malheureusement au sein du système sportif : qu’il s’agisse d’un entraîneur qui utilise un qualificatif désobligeant, d’une équipe dont la mascotte est insensiblement racialisée ou d’un problème systémique qui empêche certains groupes de pratiquer activement des sports.

Pour souligner la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, proclamée en Afrique du Sud à la suite des terribles méfaits de l’apartheid, Le sport c’est pour la vie aimerait partager quelques idées des membres de son équipe quant à la façon d’éliminer les obstacles qui nous divisent; le fait de partager des connaissances culturelles représente l’unique façon de progresser. Ensemble, nous devons #Luttercontreleracisme.

Le racisme doit disparaître

En provenance de Sainte-Lucie, Johnadeen Albertini est arrivé au Canada en 1994 avec sa famille; ils se sont installés à Kingston, en Ontario. Johnadeen est actuellement coordonnateur principal des communications pour Le sport c’est pour la vie. Ayant grandi dans un quartier à prédominance blanche, il a acquis des connaissances qui l’aideront à soutenir l’organisation dans sa poursuite de l’équité, de la diversité, de l’inclusion et de l’accessibilité.

« J’ai été victime de racisme en grandissant à Kingston. Je me souviens que notre famille était la seule famille noire à des milles à la ronde, et que les voisins nous demandaient constamment si ma mère était prestataire de l’aide sociale, même si mon frère et moi ne cessions de leur dire que non. »

« Même si nous avons été victimes de racisme, j’ai toujours confiance dans le Canada. Dans l’ensemble, beaucoup de choses se sont améliorées et je crois que notre pays est plus ouvert que jamais. Je pense que lorsqu’il s’agit d’être inclusif, d’accueillir les nouveaux arrivants et d’accueillir des gens de différents pays et de différents milieux, nous faisons un excellent travail. »

Mais cela ne signifie pas qu’il pense que l’heure est à la complaisance.

« En tant qu’Afro-Canadien, je pense que nous devons reconnaître l’existence du racisme, ce qui implique d’en discuter avec d’autres personnes et de réfléchir ensemble à ce que nous pouvons faire pour le combattre. Je pense profondément que les Canadiens, en général, partagent de solides valeurs d’intégrité et d’inclusion, qu’ils aident ceux dans le besoin et qu’ils font en sorte que les gens se sentent intégrés, » a précisé M. Albertini.

« C’est pourquoi j’aime vivre au Canada; c’est aussi pourquoi je pense que nous devons en faire plus pour respecter ces valeurs. Nous devons fermement prendre position contre le racisme et dire tous ensemble que "Oui, c’est inacceptable". Le racisme doit disparaître. »

Améliorer la communication

Khalil Ur Rehman, originaire du Pakistan, comprend que le racisme est souvent motivé par la peur et l’incompréhension, c’est pourquoi la communication est un élément essentiel de la lutte contre le racisme. À titre de coordonnateur principal des finances de Le sport c’est pour la vie, il fait partie d’une équipe qui travaille à éradiquer toutes les formes de préjudices raciaux dans le système sportif canadien et ailleurs.

« Parfois, le sentiment de peur à l’égard de personnes d’une autre culture pourrait être minimisé si nous pouvions améliorer la communication. Certaines personnes croyaient à des stéréotypes sans fondement à propos d’autres nationalités ou de personnes dont la peau était d’une autre couleur; nous devons donc améliorer nos connaissances à l’égard des autres cultures, et à en apprendre davantage sur la façon de les intégrer », a-t-il déclaré.

En partageant les ressources, l’amour et le respect, la paix et la dignité ne perdront jamais de leur valeur. Nous devons donc sensibiliser davantage les différentes communautés dans lesquelles nous vivons. En améliorant nos relations avec différentes personnes, sans insister pour l’adhésion à un mode de vie particulier, nous pourrions sans aucun doute améliorer notre environnement. Le Canada est un très beau pays et le niveau de racisme y est faible, comparativement à d’autres pays.”

Pourquoi ne ressemblez-vous pas à vos parents?

Billie Tes, pour sa part, est née au Canada et possède des origines afro-caribéennes de la Barbade et européennes de l’Irlande, de l’Écosse et de l’Angleterre. À titre de responsable en matière de population et culture de Le sport c’est pour la vie, elle nourrit la passion de créer un avenir plus inclusif pour tous les Canadiens, ce qui requiert l’élimination des obstacles qui découlent du racisme et de l’ignorance.

« En tant que personne multiculturelle, je me souviens qu’à maintes reprises, on m’a posé des questions familières comme : "D’où venez-vous?" et "Pourquoi ne ressemblez-vous pas à vos parents?" Malheureusement, ces questions ne sont pas rares. C’est important de reconnaître qu’elles peuvent avoir de lourdes répercussions », a déclaré Billie.

« Des questions comme celles-ci peuvent ébranler votre identité et vous faire douter de qui vous êtes. En outre, le concept de s personnes ne se produit pas qu’en vase clos et résulte souvent en actions menaçantes à leur égard, telles que :le racisme systémique/le racisme institutionnel, la sous-représentation et la colonisation (en anglais). »

Billie a toutefois permis à ses expériences de racisme d’agir comme motivation à son travail.

« Quand je repense aux nombreuses rencontres que j’ai faites, ces questions m’ont donné l’occasion de faire preuve de force et de résilience dans mon cheminement de formation identitaire, même si elles étaient injustifiées et injustes », a-t-elle déclaré.

« Réfléchissez aux raisons pour lesquelles vous posez certaines questions. Demandez-vous pourquoi ces questions peuvent avoir une importante incidence sur nous. Parfois, elles peuvent être anodines et d’autres fois, elles peuvent être perçues comme étant des microagressions. Je conclus avec une anecdote vécue à l’école primaire : une camarade de classe m’a demandé "Puisque tes parents sont noir et blanc, pourquoi n’es-tu pas grise?" »

Pour en apprendre plus, visitez le site Web des Nations Unies.

 

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