Le programme scolaire Le sport c’est pour la vie que les élèves ne veulent pas manquer

Une histoire en provenance des écoles publiques d’Elk Island, Sherwood Park, Alberta

L’an dernier, un élève de l’école secondaire Clover Bar peinait à se rendre à l’école. Franchir les portes était un combat quotidien, et les rares jours où il se rendait en classe, la journée se terminait souvent plus tôt que prévu.

Cette année, après son inscription à un programme bâti autour des piliers Le sport c’est pour la vie et du modèle de Développement à long terme par le sport et l’activité physique (DLT), cet élève n’a manqué qu’une seule semaine d’école. Et c’était à cause de la grippe.

« C’est un enfant complètement différent », affirme la directrice Cherum Orr. « Ça change littéralement une vie. »

Ce qui a commencé il y a six ou sept ans avec une seule classe de 7e année est devenu un programme alternatif de la division, comptant plus de 300 élèves de la 7e à la 9e année.

Un programme bâti sur le mouvement quotidien

Le programme Le sport c’est pour la vie à Clover Bar remplace l’éducation physique, le cours de santé et bien-être et un cours au choix — 25 % de la semaine scolaire. La liste d’activités se lit comme un horaire de rêve : natation, plongée sous-marine, curling, ringuette, football à drapeaux, vélo de montagne, CrossFit, yoga chaud et ski alpin en montagne. Les blocs simples se déroulent dans le gymnase, la salle d’entraînement ou sur le terrain. Les blocs doubles sont réservés aux sorties et certaines activités occupent la journée entière.

Quand les élèves manquent de temps de classe régulier, la matière scolaire n’est pas perdue pour autant. Le personnel enseignant prévoit des blocs de rattrapage le lendemain, et lors des sorties avec coucher, les travaux scolaires se font le soir en groupe.

Cherum attribue ce succès à l’équipe enseignante fondatrice, qui a apporté en classe dès le premier jour une solide expérience athlétique et en entraînement, ainsi qu’une compréhension des piliers Le sport c’est pour la vie. Depuis, l’équipe enseignante a assisté au Sommet Le sport c’est pour la vie, et huit membres du personnel — dont cinq enseignantes et enseignants du programme Le sport c’est pour la vie — sont en train de compléter leur certification Responsable de la littératie physique — Niveau 1. Personne n’a été obligé de s’inscrire. Tout le monde a dit oui.

Le constat qui a transformé le programme

Les premières années, l’accent portait sur les expériences — les grandes sorties, les défis de fin d’année, les événements culminants auxquels les élèves se préparaient. L’équipe valorise toujours ces moments. Mais le centre de gravité s’est déplacé.

« On reconnaît davantage l’impact du mouvement quotidien et à quel point cela profite aux élèves du programme au jour le jour », explique Cherum. «Plutôt que de viser uniquement un objectif de fin d’année, on observe maintenant les bienfaits quotidiens du programme et comment il contribue au développement global de l’élève en tant qu’athlète, de la 7e à la 9e année.»

Ce passage — de la destination à la pratique quotidienne — est l’une des expressions les plus claires de l’approche du développement à long terme qu’on puisse observer en milieu scolaire.

Ce qu’en disent les élèves et les familles

Plusieurs élèves qui s’épanouissent dans le programme Le sport c’est pour la vie sont celles et ceux qui ont historiquement eu du mal à rester assis. Des jeunes avec un TDAH, des jeunes avec beaucoup d’énergie, des jeunes qui ont passé leur 6e année à se faire dire d’arrêter de bouger et de parler.

« Les jeunes arrivent à dépenser toute cette énergie dans leurs activités, et ensuite ils réussissent à mieux se concentrer dans les autres cours », explique Cherum.

Ce qui la surprend le plus, c’est à quel point les élèves en parlent avec autant de clarté. Des jeunes de 12 à 14 ans disent à leur personnel enseignant que le programme les aide à se concentrer et leur fait aimer davantage l’école. Des élèves dont l’assiduité en 6e année était, selon les mots de Cherum, catastrophique sont aujourd’hui celles et ceux qui ne veulent pas manquer une seule journée.

« Ma fille a tellement plus confiance en elle grâce à ce programme. Je ne l’avais jamais vue sortir de sa zone de confort et se lancer des défis comme elle l’a fait cette année. » — Un parent, école secondaire Clover Bar

Lors d’une récente rencontre du conseil des parents, une mère a arrêté Cherum spontanément pour lui dire : « Ma fille a tellement plus confiance en elle grâce à ce programme. Je ne l’avais jamais vue sortir de sa zone de confort et se lancer des défis comme elle l’a fait cette année. »

Le programme Le sport c’est pour la vie à Clover Bar est également ouvert à tout le monde, ce qui signifie que de jeunes athlètes de haut niveau s’entraînent aux côtés de camarades qui découvrent tout juste ce dont leur corps est capable. Cherum observe que ce mélange apprend aux élèves à soutenir une coéquipière ou un coéquipier d’un niveau d’habileté différent, à travailler ensemble et à développer de l’empathie et de l’esprit sportif.

Conseils aux écoles qui veulent mettre sur pied un programme semblable

Les conseils de Cherum commencent par les gens. « Il faut être très précis sur qui livre le programme. Il faut des personnes passionnées, habiles, qui vivent aussi Le sport c’est pour la vie — des adultes qui incarnent les principes Le sport c’est pour la vie au quotidien. »

Ensuite, elle suggère de commencer petit et de laisser les résultats parler d’eux-mêmes. Clover Bar ne fait pas de publicité payée. L’école tient une soirée d’information dans le cadre d’une porte ouverte, et à partir de là, les familles en parlent à d’autres. Les partenariats communautaires comptent aussi — le programme s’appuie sur le personnel d’instruction local en CrossFit, des studios d’entraînement et des installations récréatives, dont plusieurs ouvrent leurs portes tôt le matin pour que les élèves puissent être sur les tapis à 8 h 45.

La division scolaire Elk Island Public Schools explore maintenant comment adapter les fondements de Le sport c’est pour la vie au primaire, de la 4e à la 6e année. À toute école qui y songe, Cherum recommande la même chose : commencer par les piliers et les fondements, pas par la liste d’activités. 

« Commencez petit et laissez ça grandir », dit-elle. « Quand un programme fonctionne pour les jeunes, les gens en parlent. »

Une dernière chose

Avant qu’on termine la conversation, Cherum rit à propos de sa propre relation avec le programme qu’elle dirige.

« Comme directrice, j’adorerais faire ce programme moi-même. Je serais en classe dès qu’on me le demande. S’il manque quelqu’un pour superviser et qu’on me demande de venir faire du vélo, je suis partante. » 

Pour en savoir plus sur les certifications de Le sport c’est pour la vie, y compris le cours Responsable de la littératie physique — Niveau 1, que le personnel enseignant de Clover Bar complète en équipe, visitez sportpourlavie.ca ou explorez la plateforme Campus de Le sport c’est pour la vie.

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